
Je suis un adepte du modĂšle « travaillons trĂšs fort pendant quelques annĂ©es pour ensuite en profiter un max ». Ceci, par opposition au modĂšle « travaillons peu aujourdâhui, mais profitons-en au jour le jour ». Bien que je sois un fan du premier modĂšle, ça ne change pas le fait que câest un pari risquĂ©. Et un Ă©vĂ©nement comme celui d’hier fait rĂ©agir et porte Ă rĂ©flexion.
Le gros lot
Bien Ă©videmment, le but recherchĂ© en travaillant fort est une autonomie financiĂšre qui permettra de travailler pour le plaisir et non par nĂ©cessitĂ©. Je ne cacherai pas quâavec le bel Ă©tĂ© quâon a eu, nombreuses auraient Ă©tĂ© les journĂ©es passĂ©es sulâdeck avec les mĂŽmes ou sur mon vĂ©lo de montagne. Travailler fort Ă 30 ans et prendre sa retraite Ă 40 ans, câest un beau dĂ©fi, non?
Risque #1
La couille dans la soupe dâun tel dĂ©fi est quâon ne sait jamais ce qui va arriver. Le ministre BĂ©chard nâaurait pas pensĂ© mourir dâun cancer Ă 41 ans. Ma mĂšre nâaurait pas pensĂ© mourir Ă 59 ans aprĂšs tout le brocoli mangĂ©, une vie pas de gras, pas de sel, pas de sucre, pas de tabac, peu d’alcool et plus de marche que tous mes lecteurs rĂ©unis. Lâexpression « en profiter pendant que ça passe » prend un sens lourd avec cette perspective.
Risque #2
Lâautre risque est quâon nâest jamais certain du succĂšs malgrĂ© tous nos efforts et notre bonne volontĂ©. Quand on y pense, choisit-on le salaire confortable avec un destin bien tracĂ© ou bien lâinsĂ©curitĂ© quasi-permanente en toute connaissance de cause que bien peu de gens rĂ©ussissent? A croire que les entrepreneurs sont tous des dĂ©biles!
Bref, heureusement, je travaille par passion ce qui est trĂšs motivant. Mais des fois, je ne dĂ©testerais pas « switcher » pour le mode de vie du pote Chris qui est de travailler aujourdâhui un minimum pour en profiter un maximum. Qui fait le meilleur choix, lui ou moi? Aucun nâest mauvais sans doute. Le mien est meilleur si le succĂšs et la santĂ© sont au rendez-vous. Le sien sinon!









