Demi-Marathon et périostite, prise 2

Ben coudonc. J’Ă©crivais Ă  la mĂȘme pĂ©riode l’annĂ©e derniĂšre que le demi-marathon de QuĂ©bec Ă©tait incertain Ă  cause d’une pĂ©riostite. C’est encore la mĂȘme chose qui se produit cette annĂ©e.

Le commun dans les deux histoires? Je recommence Ă  courir dehors depuis 1 mois environ, mĂȘme si j’ai couru tout l’hiver sur un tapis et que j’ai rockĂ© en ski de fond. La forme est trĂšs bonne, mais les deux tibias m’en veulent Ă  mort on dirait. On ne forcera pas la chose pour que ça vire en fracture de stress non plus.

C’est Patricia Tessier qui a dĂ©jĂ  dit que la tapis roulant lui donnait des pĂ©riostites dĂšs qu’elle retournait sur le bitume. Je vais finir par le croire.

Merde, moi qui n’aime pas courir dehors l’hiver. On dirait que je n’aurai pas le choix l’annĂ©e prochaine.

Coureurs: Comment faites vous pour aimer courir dehors l’hiver sur des trottoirs glacĂ©s ou dans les rues enneigĂ©es?

Comme Instagram, moi aussi je vais vendre 1 milliard d’ici 2 ans

Tout le monde moindrement au courant a entendu la nouvelle que Facebook a racheté la startup Instagram pour la modique somme de 1 milliard de dollars. Ou 1000 millions. Ou 1 000 000 de 1000$.

Ç’est du fric. Beaucoup de fric.

Mais est-ce tant que ça?

Oui, quand on considĂšre qu’Instagram est une petite boĂźte de 13 employĂ©s qui ne fait pas un rond de revenu. ZĂ©ro. Nada.

Le boss se mettra 400 M$ dans les poches pour avoir bĂątit un truc qui ne fait pas une cenne de fric. Quand mĂȘme! Les employĂ©s eux se partageront un p’tit 100 M$.

Plus sĂ©rieusement, je pense que c’est un deal qui est insensĂ©. Ok, Instagram est trĂšs populaire et Ă  attirĂ© 30 millions d’utilisateurs en 2 ans, ce qui est phĂ©nomĂ©nal. Ok, Facebook se sentait menacĂ© puisque le partage de photos est un morceau stratĂ©gique de leur plateforme. Ok, ils ont achetĂ© une Ă©quipe talentueuse. Ok, j’imagine qu’ils sont compĂ©tents et ont rĂ©flĂ©chi avant de dire oui.

Mais 1 milliard?

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Et puis le billet de Google Analytics, kossa donne?

Alors Steph, es-tu multi-millionnaire depuis le blog post de Google sur DashThis? Est-ce que Facebook va t’acheter pour 1 milliard comme Instagram dont 400 M$ iront dans les poches du patron? Pas mal pour une entreprise qui fait ZÉRO revenus!

Ha mes p’tits curieux vous!

Pour rĂ©sumer, l’impact a Ă©tĂ© trĂšs positif. Je ne m’attendais pas Ă  un tsunami qui aurait fait exploser la compagnie. Et tant mieux! Ça a Ă©tĂ© une incroyable occasion de valider mon concept Ă  grande Ă©chelle.

En chiffres, ça reprĂ©sente environ 5000 visites dont la majoritĂ© en 3 jours. Ça reprĂ©sente environ 400 nouveaux utilisateurs. Mais pas des bandwidth suckerz. Non, des prospects et clients potentiels trĂšs qualifiĂ©s.

En budget Adwords, on peut parler de 10 000$ de visibilitĂ©. Sans compter l’impact immĂ©diat sur le positionnement dans les rĂ©sultats de recherche.

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DashThis en vedette sur le blogue officiel de Google Analytics

Ceux qui me connaissent bien savent que je ne m’excite pas trop lors des bons coups pas plus que je ne sombre dans la dĂ©pression lors des moins bons. Je suis assez constant en termes d’émotions, bon temps, mauvais temps.

Mais lĂ , voir DashThis ĂȘtre en vedette sur un blogue officiel de Google? On peut dire que le sourire est plus grand que la moyenne. C’est comme rĂȘver d’ĂȘtre une rock star et d’en devenir une.

Ben voyons Steph, c’est juste un petit billet de blogue. Tout ce qu’il y a de plus ordinaire.

Ben non, justement. Vous en connaissez beaucoup des entreprises de QuĂ©bec, du QuĂ©bec et mĂȘme du Canada qui reçoivent le spot light de monsieur Google? J’ai vu Adviso derniĂšrement ou Jonathan Villiard, mais sinon, il faudrait que je fouille. Mais bon, je doute que ça soit aussi frĂ©quent que de croiser une Honda Civic sur l’autoroute.

Bah relaxe Steph, ya pas de quoi écrire à sa mÚre.

Non? 85 000 abonnĂ©s RSS et 104 000 abonnĂ©s Twitter? Ya rien lĂ ? Come on! Pour une p’tit boĂźte comme DashThis, c’est une opportunitĂ© incroyable. Plein de gens ciblĂ©s de l’industrie sont maintenant au courant que DashThis existe. Partout sur la planĂšte. J’ai mĂȘme un Vietnamien qui m’a Ă©crit en vietnamien pour un projet personnalisĂ©. Merci Google Translate.

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Ton idĂ©e ne vaut rien. Tout est dans l’exĂ©cution.

Tu t’es rĂ©veillĂ© avec l’idĂ©e de siĂšcle ce matin? Tu veux en parler, mais tu exiges un NDA Ă  tout ce qui bouge? Ou pire, tu parles en paraboles cryptĂ©es pour ĂȘtre certain qu’on ne comprenne rien? Bienvenue dans le club de ceux qui n’ont pas compris comment ça marche!

En théorie, si je mettais mes idées dans un pot et si chaque idée avait une valeur, je pourrais profiter de la vie sur une ßle des Bahamas avec un pina-colada à la main.

Dans la réalité, une idée ne vaut rien. Que dalle. Fuck all. Niet. Pas un rond. Zéro. Nada.

Comme le dit le fondateur de Hootsuite Ryan Holmes, quiconque croit que leur idée est unique est un vert (green) ou ne comprend pas comment les choses fonctionnent.

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Pourquoi je ne veux pas de financement de démarrage

Mon frĂšre m’a envoyĂ© cette belle affiche dĂ©taillant oĂč vont nos impĂŽts. Puis il me dit « Il n’y a pas une subvention pour toi lĂ  dedans? ».

Oui et non.

Oui, car en fait il y a plus de 270 programmes d’aide, subventions et autres crĂ©dits pour les entreprises au QuĂ©bec. C’est assez capotĂ©. Perso je couperais tout ça, mais ça, c’est un autre dĂ©bat. (NDLR, et si on coupait tout ça en Ă©change de la gratuitĂ© scolaire?)

Non, car je ne suis pas au chÎmage, je suis éduqué, je ne suis pas un artiste ni un agriculteur, ni handicapé ni un immigrant, je ne suis ni dans un créneau écolo ou social, puis je suis un homme de surcroßt. Sans compter que je tourne sur mes 35 ans cette année alors au diable les programmes pour jeunes entrepreneurs qui se terminent à 34 ans.

Il reste quoi alors? Ha, mais il en reste mon pote! Pensez-vous que sur 270 programmes il n’y a rien pour moi, pauvre petit citoyen mis de cĂŽtĂ©? Oui, il y a de quoi. Mais attache ta tuque avec du duck tape mon chum car tu te lances dans une virĂ©e infernale.

De un, ça va prendre mon temps pour faire un plan d’affaires. Plan d’affaires qui sera essentiellement composĂ© de blabla que personne ne lira / ne comprendra, de prĂ©visions financiĂšres qui sont aussi bonnes que les prĂ©visions de Jojo Savard, d’analyse de marchĂ© qui fait du sens jusqu’au jour oĂč l’on s’y frotte rĂ©ellement Ă  ce marchĂ©.

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Hollandais, Allemand, Portuguais et plus pour DashThis


Utilisation de DashThis dans le monde

C’est amusant d’avoir des utilisateurs partout sur la planĂšte. Mais ça vient aussi avec le cauchemar de n’importe quel dĂ©veloppeur informatique : L’internationalisation.

Internationalisaquoi?

Internationalisation. Ça, c’est adapter un logiciel Ă  une culture d’un marchĂ©. C’est-Ă -dire Ă  sa langue et Ă  son format de date et de monnaie. Pour Google ou Microsoft et autres grosses boĂźtes avec d’énormes ressources, c’est simple. Pour une PME, c’est compliquĂ© de gĂ©rer tout ça.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le site de DashThis n’est qu’en anglais. Tenir une newsletter, un blogue ainsi que tous les textes d’un site Web en 10 langues est trĂšs complexe.

Heureusement, on peut offrir l’outil en plusieurs langues. On limite alors l’internationalisation à une seule section. Et c’est la plus importante, celle que l’utilisateur finale voit.

DashThis est maintenant disponibles en 10 langues :

  • Anglais
  • Français
  • Hollandais
  • Italien
  • Allemand
  • Finlandais
  • SuĂ©dois
  • Danois
  • Portuguais
  • Espagnol

Merci Ă  Cathie Pearson et sa firme Apogee pour le coup de main!

C’est bien meilleur avec de vrais morceaux d’humains

Faut arrĂȘter de voir 37 Signals et les autres vedettes du Web comme Ă©tant la seule voie Ă  suivre. La rĂ©alitĂ©, c’est que comme Youtube et Facebook, il y a peu d’appelĂ©s et encore moins d’élus dans le rayon des histoires Ă  succĂšs multi-millionnaires.

Est-ce que ça veut dire qu’on ne peut pas faire du business en ligne et bien rĂ©ussir? Non, au contraire. Mais il faut revenir sur terre et comprendre que les affaires, en ligne ou pas, ça se passe surtout entre des humains.

Quelques chanceux peuvent exploiter un commerce entiÚrement automatisé, sans support ou presque, tout en sirotant un pina-colada sur une plage pendant que les millions entrent à coups de camions.

Pour le commun des mortels, les affaires resteront une histoire de poignĂ©e de mains, de confiance et de relations. Ça s’applique en ligne Ă©galement.

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Fuyez ces thĂ©oriciens de l’entreprenariat

Il faut en rencontrer un pour comprendre qu’on perd habituellement notre temps. De quissĂ©? De ces thĂ©oriciens de l’entreprenariat bien sĂ»r. Ils sont faciles Ă  reconnaitre. Ce sont habituellement ceux qui vous font la morale, mais qui n’ont jamais rien entrepris.

Ces personnes sont frĂ©quentes dans les organismes publics et para-publics de dĂ©veloppement. Certains peuvent ĂȘtre utiles pour nous guider dans la maison de fous gouvernementale afin de se retrouver parmi la trop nombreuse liste de programmes, crĂ©dits et autres subventions.

Par contre, d’autres sont d’une nuisance extrĂȘme. Ce sont ceux qui prennent la peine d’afficher B.A.A. sur leur carte d’affaire. Ou pire, MBA sans jamais avoir occupĂ© un poste de gestion. Ces personnes sont assis de l’autre cĂŽtĂ© de la table, lĂ  oĂč on dĂ©cide si votre projet d’affaires tient la route ou non. Et par consĂ©quent, si on vous refilera du fric ou non.

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Entreprenariat et couilles de béton

Difficile d’ĂȘtre insensible Ă  l’annonce de Sylvain Carle et SĂ©bastien Provencher de quitter Needium, une des start-ups Web les plus connues au QuĂ©bec.

On peut certainement spĂ©culer sur le pourquoi, perso deux fondateurs qui quittent le bateau en mĂȘme temps Ă  ce stade-ci, c’est louche, mais ce n’est pas l’important.

L’important, peu importe le rĂ©sultat, c’est d’avoir essayĂ© et donnĂ© tout ce qu’on a dans le ventre. Je pense que d’avoir le sentiment qu’on aurait pu faire plus est pire que l’échec.

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