Où est le pognon dans les médias sociaux?

Quand j’étais jeune, je disais « Quand je serai grand, je vais être un musicien ». Et là mon père répondait « Ok, mais tu feras quoi comme vrai boulot? ». En effet, ne devient pas une rock star qui veut. S’il y en a une poignée qui sont riches, la majorité mangent des ramen. Il y a peu d’appelés et encore moins d’élus. Ça me fait penser étrangement aux spécialistes des médias sociaux de nos jours. Pas vous?

Le web social ne paie pas le loyer

On voit toutes sortes de wannabe qui se proclament spécialistes ou stratèges en médias sociaux. Mais je me demande comment ils font pour vivre. S’ils vivent?! La réalité est que si les médias sociaux sont bons pour la communication, créer un lien de confiance ou des trucs du genre, c’est plus difficile quand vient le temps de faire sortir des bidous des poches d’une entreprise. Et si les entreprises ne désirent pas trop payer, les spécialistes vont crever de faim. Pas facile, hein?

Maslow v2.0

Si on regarde la hiérarchie des besoins du genre Maslow 2.0, le Web social vient en haut. Pourtant, les besoins de base ne sont souvent pas comblés. Difficile de débloquer du budget pour du Web social quand on n’est pas trouvable par Google. Actuellement, être spécialiste en médias sociaux s’apparente plus à un hobby qu’à un gagne-pain.

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Quand le légal s’emmêle

Avez-vous pigé le jeu de mot? S’emmêle au lieu de s’en mêle? Je la trouve bien bonne. La nuance fait un certain sens quand on regarde l’histoire de Flipboard sur Gizmodo (d’après un tweet de Pierre-Armand Lalonde). Le sujet? Est-ce que Flipboard est légal?

Qu’est-ce que Flipboard?

Flipboard est une application pour iPad qui facilite la visualisation des informations échangées sur les réseaux sociaux par nos amis. Perso, je trouve que ça rock dans le sens où on consulte ces informations à la manière d’un magazine où l’on « flip » les pages.

C’est quoi la couille dans la soupe?

Là où ça craint, c’est que Flipboard jouerait un peu trop avec le contenu. Contrairement à un agrégateur RSS qui affiche ce que le producteur du fil RSS veut bien qu’on affiche, Flipboard fouillerait plus loin pour remodeler l’info à son goût. Comme le contenu est roi, toucher au roi n’est pas une bonne idée.

Le problème au problème

Mais l’histoire de retoucher le contenu fait ressortir un problème plus grand : Quoi faire avec les innovateurs qui trouvent de meilleures façon de consommer que ce que nous proposent les médias? Si les médias ne sont pas capables de nous satisfaire, mais qu’il existe une alternative plus ou moins légale, devrions-nous empêcher les gens d’avoir accès à cette façon de faire?

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5 choses à ne pas faire sur les réseaux sociaux

Businessement parlant, les réseaux sociaux sont à la mode et attirent l’attention des entreprises. Mais ce n’est pas parce qu’on ne veut pas manquer le bateau qu’il faut se tirer en imbécile sur la coque et finir malaxé par les hélices. Voici 5 choses à ne pas faire pour avoir une fin heureuse.

Ne pas avoir de stratégie

Les médias sociaux sont des outils. Il faut se poser des questions pour utiliser le bon outil. En premier lieu, pourquoi voudrait-on être sur les médias sociaux, à quoi ça sert à comment puis-je les utiliser à mon avantage? Ensuite, on pourra définir des objectifs et une stratégie pour guider nos actions.

Ne pas écouter

Dans les médias sociaux, on discute à deux ou plusieurs. Si vous êtes amateur de monologues dont vous êtes le héros, optez pour la pub TV. Si vous ne voulez pas écouter ce que les autres ont à vous dire, vous finirez par vous nuire plutôt que vous aider.

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Qu’est-ce que Google Buzz?

Ce matin je me connecte à GMail comme à tous les matins. Mais surprise, voilà que Google m’interpelle avec son nouveau gadget : Google Buzz. « WTF? » me dis-je. De nature, je suis du genre pré-blasé à la vue de toute nouveauté qui n’en est pas vraiment une. Qu’en est-il dans le cas de Google Buzz?

Du partage 2.0 buzz concept plus 2000

L’intro va comme suit: « Partagez bien plus qu’un statut. Partagez vos mises à jour, vos photos, vos vidéos, et bien plus encore. Lancez une discussion dès qu’un sujet vous intéresse. ». Eh? Ça vous rappelle pas quelque chose? Me semble avoir déjà vu ça sur des plateformes existantes comme Facebook, Twitter, MSN, etc. Même Google Wave, ça ne servait pas à ça? J’imagine que c’est un peu comme prendre les Shreddies et innover avec les Shreddies Diamond (tellement brillant comme idée!).

L’avantage

Le gros plus avantage que je vois actuellement, c’est que c’est direct dans notre boîte de courriel GMail. On a déjà l’habitude d’y aller. C’est comme placer un nouvel étalage à l’entrée d’un commerce. On le remarque.

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Plus de réseaux sociaux, moins de productivité?

Ça me dépasse de voir plusieurs personnes passer autant de temps sur les réseaux sociaux. Je suis « relativement » présent, mais je n’arriverais pas à suivre le beat des power users une seule journée. Du moins, pas si je veux passer du temps dans ma propre business. Je parle à titre personnel et non au nom de l’entreprise, ce qui est différent puisqu’on peut déléguer.

Plus de temps ici, moins de temps là

Le temps étant une ressource limitée, l’équation est simple : Plus on passe de temps sur les réseaux sociaux, moins on en passe ailleurs. Plus on tweet, blogue ou facebook, moins on travaille. Pour des employés lassés de leur boulot, c’est une façon de passer le temps, mais pour un entrepreneur, c’est du temps de moins à faire grandir son entreprise.

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Entreprise et Web 2.0 : Je vais la planter la maudite!

Je sais que nous, les Web freaks, sommes dans notre bulle branchée et voyons le monde autrement. Mais des fois, je réalise que le fossé entre la génération Web et les autres est plus grand que je le pense.

« Je vais la planter la maudite! »

Cette phrase, c’est ce qu’un commerçant prévoit répondre à une cliente insatisfaite qui a écrit un avis sur le site d’opinions MonAvis.ca. Celle-ci a écrit un commentaire critique, mais factuel et bien rédigé. Ce n’est pas du bashing pour du bashing, mais un commentaire comme n’importe quel commerçant pourrait avoir à gérer à son comptoir, en personne.

Un peu de communication à la sauce 2.0 peut-être?

Ce n’est pas la première fois que nous recevons des appels, des courriels et même des mises en demeure de commerçants en furie de voir un mauvais commentaire à leur endroit sur MonAvis.ca. Ils ne semblent pas comprendre que la meilleure façon de répondre n’est pas par leurs avocats et les menaces envers nous et les clients, mais directement sur le site.

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Où sont passés les communiqués de presse?

J’ai réalisé quelque chose ce matin : Je ne reçois plus de communiqués de presse! Peut-être un ici et là, mais on est loin des dizaines que je recevais à l’époque où j’écrivais un billet chaleureux à l’intention des gens des relations publiques.

Est-ce que le message aurait passé?

Évidemment, ce n’est pas mon action seule qui a diminué cette pratique. J’ai peut-être aidé, mais j’imagine que je n’étais pas le seul à pester contre ces foutus messages non-sollicités. Je reçois moins de communiqués de presse, mais plus de messages personnalisés. Qui sont plus agréables à lire et plus susceptibles d’être relayés.
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Ces amis Facebook qui traînent dans le pipeline

À l’instar des instructions qui attendent dans le pipeline du microprocesseur d’être traitées, j’ai un pipeline d’amis sur Facebook. En effet, lorsque je reçois des demandes d’amitié (friend request) d’inconnus, je ne les ignore pas automatiquement. Je les laisse mûrir un peu. Des fois que j’aurais une bonne raison de les accepter.

Accepter ou ne pas accepter?

Si certains acceptent ouvertement tout ce qui bouge comme « amis », moi je préfère accepter ceux avec qui j’ai un lien, si mince soit-il. J’ai un malaise à ouvrir des trucs persos à n’importe qui. C’est comme avoir un inconnu dans le divan de mon salon qui met ses pieds sur moi. Et ce n’est pas faute de chercher car je prends généralement 1 ou 2 minutes à me demander qui est cette personne qui veut m’avoir dans ses amis.

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Aux factures citoyens?

Une réflexion vidéo de l’excellent Martin Ouellette à propos de son choix de Vimeo au lieu de Youtube m’a fait réfléchir sur le UGC (user generated content). Le UGC est ce qui permet à des sites de valoir des millions et même des milliards de dollars. Comme Facebook, Digg, Youtube, Twitter, etc. Bref, les vedettes du Web 2.0 quoi.

Des coquilles vides

Dans le fond, ces sites sans contenu ne sont que de belles boîtes en carton vides. Rien dedans. Niet. Nada. Ce qui leur donne de la valeur est le trafic, la notoriété, mais surtout c’est son contenu.

D’où vient le contenu?

Le contenu de ces sites, ce sont des milliers sinon des millions de gens qui l’ont mis, de bonne foi et de plein gré. Pourquoi ils l’ont mis là plutôt qu’ailleurs? Souvent c’est simplement une question de masse critique. On utilise la coquille vide Digg plutôt que l’autre coquille vide parce qu’il y a plus de monde. Pas parce qu’ils sont plus fins ou meilleurs. C’est tout.

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Problématique le monopole de Facebook et Twitter?

J’écoutais des animateurs parlé de Twitter et Facebook à la radio hier. Du coup, je me suis dis « Ben coudonc, c’est rendu mainstream ». Et en même temps, j’ai eu un flash : Est-ce que ces deux entreprises sont en situation de monopole?

Qu’est-ce qu’un monopole?

Selon notre pote Wikipedia, un monopole est, au sens strict, une situation dans laquelle un offreur
est seul à vendre un produit ou un service donné à une multitude d’acheteurs.

Pas un monopole, mais presque…

Si je me fie à cette définition, Facebook et Twitter ne sont pas des monpoles puisque des alternatives existent. Mais Wikipedia continue en disant « Par abus de langage, le terme de monopole sert aussi à décrire une situation proche de la définition précédente, dans laquelle une entreprise domine largement un marché où la concurrence existe, mais reste marginale. ». Ha! Voilà qui est intéressant!

Donc Facebook et Twitter ne sont pas des monpoles comme la SAQ est la seule autorisée à vendre de l’alcool au Québec. Mais c’est un monopole dans le sens où ses concurrents sont marginaux et loin derrière.

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