Quatre orientations simples pour un Québec meilleur

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* Avertissement: C’est un billet politique. Pour un truc plus léger, c’est par ici.

Vous je sais pas, mais moi je trouve la campagne électorale vraiment très ennuyeuse. Pourtant, je suis quelqu’un qui s’intéresse à la politique. Je n’imagine pas ce que c’est pour quelqu’un qui trouve la politique ennuyeuse à temps plein.

Trois constats

De un, je suis un idéaliste, mais là le cynisme m’a atteint. Je regarde les 2 partis principaux et c’est full of shit en bon français. Je n’arrive pas à croire un mot de ce qu’ils disent. Peut-être parce que j’ai encore en mémoire toutes les fois où le gouvernement Marois a reculé dans les 18 derniers mois?

Pire, ils annoncent programmes et bonbons sans compter, comme si l’argent poussait dans les arbres. Ou encore les bonnes vieilles recettes comme promettre des centaines de milliers d’emplois alors que le chômage n’est pas problématique.

De deux, le parti le plus sensé à mon avis aura au mieux 1% du vote si on arrondi vers le haut. Reprochez-moi d’abandonner rapidement, je doute que ça fasse des enfants forts cette année.

Je vais voter pour eux pour la forme comme on donne une tape dans le dos au gars qui fini dernier.

Je vais saluer l’attitude de Québec Solidaire qui sont assez « what you see is what you get ». Ils ne savent pas compter et leur recette est de cultiver les arcs-en-ciel pour financer des programmes sociaux sans limite. Mais bon, au moins ils sont vrais.

Si j’étais eux, j’élèverais des licornes magiques albinos. On peut vendre la corne et manger la viande, c’est encore mieux.

De trois, je connais trop de gens qui s’en foutent.

La dette de 264 milliards? Bah!

8 600 000 000 (oui oui, 8.6 milliards) en intérêts à payer sur la dette chaque année? Argent qui ne sert strictement à rien, ça ne donne aucun service à un citoyen. Bah!

Payer 40, 50 ou 80 000$ en taxes et impôts et devoir attendre 4h à l’urgence un samedi soir parce que le p’tit fait une otite? Constater une hausse des tarifs pour moins de services? Bah!

Mais bon, je ne suis pas un défaitiste et je déteste être cynique. On est jamais si bien servi que par soi-même après tout. Alors quoi faire pour faire avancer le Québec?

La solution n’est visiblement pas dans un parti politique tel qu’on les connait. Elle est d’abord et avant tout dans l’éducation.

Faisons abstraction des partis politiques, de la partisannerie et des débats gauche-droite pendant un moment. Voici quatre orientations simples pour un Québec meilleur:

#1 La liberté de choix

La liberté de choix, c’est d’avoir le pouvoir de choisir son hôpital, sa garderie, son école ou tout autre service public comme on a la liberté de choisir son fournisseur de télé ou notre prochain char.

Être libre de choisir c’est décider librement de donner notre argent à celui qui satisfera notre besoin au meilleur de nos attentes. Pas selon les choix d’un fonctionnaire ou d’un politicien.

#2 La concurrence

La concurrence, c’est ce qui fait que les entreprises privées deviennent meilleures. Il n’y a aucune raison que ça ne s’applique pas aux services publics. Les services publics doivent aussi être en concurrence avec le privé. Et vice versa.

La concurrence permet de récompenser ceux qui sont le plus efficaces, font plus avec moins, performe le mieux. Ceux qui offrent des rendements médiocres finiront par disparaître.

La concurrence veut aussi dire liberté d’action et imputabilité aux gestionnaires de services publics.  Qu’on laisse les directeurs d’école décider ce qui est bon pour leur école. Puis rendre des comptes au risque de se faire remplacer s’ils ne sont pas compétents.

#3 Justice et égalité des chances

Savez-vous c’est quoi le contraire de favoritisme? Justice. Amusant, non?

Donner une subvention à Paul, c’est prendre à Jean pour redonner à Paul. Pourquoi Paul a droit à un coup de main au détriment de Jean? Une subvention, c’est favoriser quelqu’un avec l’argent des autres. Ça ne crée pas de richesse, ça la déplace. C’est ni juste ni équitable.

Être juste, accorder les mêmes chances à tous, c’est aussi éliminer le favoritisme et par conséquence, les subventions. Les baisses d’impôts profitent à TOUT LE MONDE.

Vous connaissez quelqu’un à qui une baisse d’impôt ne profite pas? Disons à part ceux qui n’en paient pas? Difficile d’être plus juste et équitable que ça.

La justice c’est aussi penser aux générations futures qui seront pognés avec la dette qu’on leur laisse.

#4 La liberté d’entreprendre

Le gouvernement ne crée pas de richesse. Au mieux il la déplace. Nos entrepreneurs sont ceux qui créent de la richesse. Par conséquent, il faut leur laisser le plus de liberté possible et enlever les tracas bureaucratiques au maximum.

Moins de règles inutiles, moins de taxes et impôts, moins de crédits, subventions et autres programmes. Les entrepreneurs n’ont pas besoin de fonctionnaires pour les aider. Au contraire, ils ont besoin qu’on leur foute la paix et qu’on les laisse aller.

Voilà. C’est pas trop compliqué, non? Quand un politicien vous balancera une promesse il ne suffira que de sortir notre check list :

  1. Est-ce que j’ai la liberté de choisir?
  2. Est-ce que je peux profiter de la concurrence pour obtenir le meilleur service au meilleur coût?
  3. Est-ce que ça favorise quelqu’un?
  4. Est-ce que ça freine le dynamisme d’un entrepreneur?

Ça ne fit pas dans le check list? Alors dégage.

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