Foncez? Tout le monde vous admire? Vraiment?

Le gouvernement du Québec a lancé hier son « plan » pour implanter et nourrir une culture d’entreprenariat au Québec. Tout ça dans un beau document plein de beaux mots et de belles couleurs.

On n’en doutera pas : Le gouvernement peut faire de beaux documents avec de belles couleurs et lancer le tout en grandes pompes avec la crème des ministres dans une belle conférence de presse.

Pis après?

Est-ce que dans 3 ans, après qu’il y ait eu 150 M$ par année de dépensé, on va tous applaudir Jean Charest en louangeant son plan et en se questionnant pourquoi ne pas avoir fait ça avant?

J’en doute.

J’en doute parce que ça cloche.

Ça cloche parce qu’on est plus souvent déçus que surpris des beaux documents avec de belles couleurs lancés en grandes pompes avec la crème des ministres dans une belle conférence de presse.

La réalité c’est que ça fini mal comme à chaque fois, ou presque, que le gouvernement se met le nez quelque part. Je me vois déjà aller porter mon plan d’affaires à un fonctionnaire « Conseiller en relève entreprenariale » décider si mon projet tient la route ou pas.

Ne riez pas, je l’ai déjà fait. Et on me disait qu’il y avait trop de concurrence sur Internet. On était en 2002 et le gars prenait son email une fois par mois. C’est lui qui décide si mon dossier va plus loin. C’est ça quand le gouvernement veut bien faire.

De plus,  450 M$, c’est pas du pognon net dans nos poches. Nanon chose. Il y a les fonctionnaires et tout le tralala à payer. L’enfer est pavé de bonnes intentions.

Mais que faire Steph?

Et bien c’est simple. Monsieur le gouvernement, vous êtes gentil, mais non merci. Si vous voulez aider, coupez vos programmes, coupez les subventions, coupez les impôts et enlevez la réglementation inutile de nos pattes. Laissez les entrepreneurs s’arranger entre eux.

Quoi??? L’entrepreneur n’a pas besoin du gouvernement? Ouep. L’entrepreneur a autant besoin du gouvernement qu’un gars de sa belle-mère pour réparer son char.

Bref, l’entreprenariat se cultive dans la liberté et dans un environnement le moins contraignant possible. Comme la musique, le sport ou la fine cuisine. En bout de ligne, on a besoin de moins de conférence de presse avec la crème des ministres. Pas plus.

Lecture complémentaire :

Pourquoi je suis déçu par la nouvelle stratégie sur l’entrepreunariat

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