Vendre ce que l’on développe et non l’inverse

« Vendre ce qu’on a développé et non développer ce que l’on a vendu »

Il y a de ces phrases qu’on met en gros sur un post-it bien en vue de sorte qu’on ne les oublie pas. Celle-ci est une vraie ligne directrice pour une boîte qui veut vivre de son produit. Du moins, ça l’est pour nous. Pour moi plus particulièrement qui n’aime pas dire non à un client.

Dans les premiers temps d’un produit, nous sommes à la recherche de feedback et de revenus. En plus, quand on développe sur le principe du Minimum Viable Product, c’est certain que les demandes de nouvelles fonctionnalités viendront tôt ou tard.

Quand on a la chance d’avoir un prospect qui nous dit qu’il deviendra client si on offre X et Y alors on ne fait ni une ni deux et on développe X et Y. Avoir un premier client et le traiter comme un roi c’est une bénédiction. Avec un premier client, nous avons maintenant un cas d’étude et une référence!

Mais quand il y a 6, 7, 10, 20 clients alors là, le carnet de promesses devient un peu trop épais. On développe pour répondre à tous les besoins du client et non pour améliorer le produit. C’est alors qu’on tombe dans le cercle vicieux du service.

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Y Combinator et 500 startups à la Quebec City UNconference

Collègues startupiens qui n’êtes pas encore au courant, demain mardi le 23 octobre il y a l’événement Quebec City Unconference. Une occasion de rencontrer des VC et autres bonzes qui aident à propulser des startups.

Il y a même des grosses pointures : Garry Tan de Y combinator, Dave Mclure de 500 startups, Chris Arsenault de iNovia Capital et Mark Macleod de Real Ventures.

Si vous pouvez, je vous suggère d’y aller. Par ici pour s’inscrire.

Pour ma part, j’aimerais, mais je vais passer un tour (comme d’habitude depuis 1 an+). J’ai du boulot qui me sort par les oreilles et même à 7, on est débordé. La première année d’une startup, c’est rigolo. La 2e, c’est là que tout arrive et qu’on passe d’un projet de garage à une entreprise. Je devrais donc recommencer à vivre d’ici quelques mois avec quelques cheveux blancs de plus.

La croissance a tout prix

« Only two things grow for the sake of growth: businesses and tumors »

Lu dans un interview de Jason Fried, cette petite citation met des mots sur ma manière de voir les affaires. Mes affaires surtout.

C’est important de faire du fric. Très important et même critique. Pas d’argent, pas de business. C’est un OSBL ou un hobby.

Le fric n’achète pas le bonheur, mais il ne nuit pas non plus. Les enfants ne manquent de rien, ça permet de voyager et de se tracasser plus avec la fin du monde qu’avec la fin du mois.

Mais passé un certain seuil où c’est stable, les affaires vont bien, pourquoi vouloir grossir à tout prix? Quand on regarde les sociétés publiques, ces dernières années ont apportés beaucoup de problèmes : Vision à court terme ou profit instantané au risque de mettre en jeu la rentabilité à long terme. Pire, ça peut donner lieu à des magouilles pour satisfaire les actionnaires toujours plus voraces.

Ça dépend des gens, bien sûr. Certains sont motivés par le fric, le pouvoir et le standing qui vient avec le succès. Perso, les affaires sont le moyen de réaliser mon but. Et mon but, c’est de profiter de la vie.

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